Mes yeux bleus chantent la peur
Ton c½ur me parle d'amour
Ta main me bat toujours.
Entends-tu, ces cris venant du voisin
Cette haine quotidienne croisée chaque matin
Ses doux bleus, sous ses vêtements, cachés
Cette souffrance, ce visage dévisagé.
Chaque soir, des coups, des cris pour musique
Des enfants abattus qui panique
Toi, dans ton canapé endormis
Elle qui sous ses bras affaibli.
Toi qui le sais, tu le savais,
Pas un pas elle tu as fais.
Sur ton pallier, sous tes yeux, il a continué
Sous les yeux de tes enfants, sa femme est tombée.
Silence et aveugle sont tes passions
Son esprit est en perdition,
Dans cette jungle de la vie, son corps
Danse la valse de nos doux morts.
Ah, toi qui te prends pour homme contre cette femme blessée
Pas le moindre petit doigt, pour la sauver, levé,
Aujourd'hui, les bruits se sont éteints
Dans ce corps abimé, la vie prit fin.
